Le comité de l’association est constitué de:
Marianne Guarino-Huet, Présidente
Raphael Julliard Trésorier
Zoé Christoff, Secrétaire

Collaborateurs:
Aurélien Mole
Izet Sheshivari

Constituée en association en 2009, la Galerie J a pour but:

1. gérer et transmettre l’héritage historique et culturel du projet « Galerie J » initié par l’artiste Raphaël Julliard,
2. de promouvoir l’art contemporain sous toutes ses formes, de préférence les projets expérimentaux, tant dans leurs conditions de production que de monstration/diffusion,
3. de produire et co-produire des œuvres d’art de préférence à caractère expérimental, d’organiser et de gérer des expositions et des manifestations,
4. de créer et de développer un réseau d’artistes, de curateurs, de critiques, d’acteurs culturels de tous horizons dans le but de faire émerger des pratiques et des perspectives singulières.

Galerie J: Historique et Développements

De septembre 2004 à septembre 2009, la Galerie J a été le projet curatorial de l’artiste Raphaël Julliard dans les villes de Genève et Paris.

À ses débuts cette galerie atypique se donnait comme but de proposer une manière peu commune de montrer de l’art. En effet l’espace d’exposition se trouvait être une voiture, une VW Golf des années 1980.

Tirant parti d’expériences curatoriales précédentes à Lausanne et à Genève, Raphaël Julliard avait voulu réduire au minimum les dépenses en temps, énergie et finances pour ce nouveau projet. Ne pas avoir à payer de loyer pour un espace d’exposition, permettre à un public averti et nombreux de voir le travail des artistes invités mais ne pas avoir à offrir des heures d’ouverture.

La solution à se triple problème a été apportée par:

a) l’utilisation de sa voiture comme espace d’exposition (virtuellement gratuit),

b) une participation parasite aux vernissages communs des galeries du Quartier des Bains à Genève, en se garant entre les espaces d’exposition ayant pignon sur rue,

c) un relais sur un site internet (www.galerie-j.ch.vu), les expositions ne durant que le temps du vernissage.

Le public, d’abord surpris par cette démarche peu habituelle, a fini par accorder crédit à la « galerie sur la voiture ». Au fil des années, en effet, les commentaires élogieux des visiteurs et les demandes pressantes d’ artistes, ainsi que de nombreux relais dans la presse locale et spécialisée (Kunstbulletin octobre 2008), ont donné au projet une aura de respectabilité.

Afin d’élargir les horizons du projet, une expérience a été tentée à Paris, le temps de la saison 2008-2009, et selon le même principe d’exposition, dans une voiture au milieu des galeries. Différence notable, cependant, une voiture spécifique pour la Ville-Lumière a été acquise par Raphael Julliard, la très mythique Delorean (rendue célèbre par la trilogie de films hollywoodiens « Retour vers le futur »).

La rumeur de ce pendant parisien de la Galerie J a parachevé, des deux côtés de la frontière, l’identité singulière et originale de ce projet curatorial et artistique.

En septembre 2009, pourtant, un changement radical de perspective s’annonce.

La Galerie J programme sa dernière exposition « dans une voiture ». En effet, l’objectif principal, consistant à faire accepter comme légitime l’exposition d’œuvres d’art dans la rue loin des murs d’un « white cube », avait été atteint. Le défi n’était plus aussi grand, la monotonie s’installait et la dépendance du calendrier imposé par le Quartier des Bains devenait contrainte.

Un désir de liberté se faisait sentir.

La volonté d’étendre les perspectives hors de Genève, entamée avec l’expérience parisienne, et de ne plus être fixé à un lieu unique a été un autre facteur de changement.

Ainsi, de projet de galerie commerciale alternative, la Galerie J se transforme en association à but non lucratif. Les véhicules physiques, comme espaces d’exposition, sont abandonnés.

Désormais c’est la nature des projets développés qui dicte le mode d’exposition. Le lieu n’est plus une contrainte, il devient partie prenante de l’idée. Le nouveau véhicule de la Galerie J est l’esprit!

Avec sa transformation en association, la responsabilité curatoriale s’élargit. Une équipe internationale est constituée, chacun des membres avec un solide ancrage dans le monde de l’art contemporain.

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